11 mai 2006
Edito du journal NPS-28
Au congrès du Mans, en novembre 2005, le Nouveau Parti
Socialiste a obtenu des avancées notables dans l’orientation du Parti
socialiste et a fait preuve de responsabilité en acceptant sur ces bases de
participer à la synthèse. L’union de la gauche passe par l'union du Parti socialiste.
Aujourd’hui, le parti socialiste rassemblé est en capacité de proposer une
alternative politique aux Français.
Effectivement, laisser le parti divisé c’était mal préparer
un rassemblement de la gauche dans un laps de temps réduit. Le parti socialiste
peut proposer une alternance crédible aux français. Ce choix même s’il fût
difficile pour beaucoup d’entre nous, permet aujourd’hui d’espérer pour faire
barrage à la droite.
Les évènements sociaux et politiques récents (CPE,
Clearstream) nous ont d’ailleurs plutôt donné raison.
Mais, participer à une équipe nationale majoritaire ne doit pas
être synonyme de renonciation politique. C’est pourquoi le NPS continue de
défendre son originalité, d’être un courant capable de proposer, d’ancrer à
gauche le parti socialiste et une majorité atomisée par les écuries
présidentielles.
NPS est au sein de la direction du Parti une force
propositionnelle d’autant plus forte qu’elle ne définit pas ses propositions en
fonction d’un(e) candidat. Notre candidat, jusqu’à l’automne, sera le projet,
rien que le projet, et tout le projet. La réforme des institutions, la lutte contre les inégalités
et contre le libéralisme triomphant, la rénovation du parti, sont nos priorités
politiques et nous souhaitons qu’elles soient intégrées dans le projet de tous
les socialistes.
Après le choix des idées, nous ferons collectivement le
choix des Hommes ou des Femmes qui les porterons. C’est cette méthode qui fera
gagner la gauche. D’abord l’Histoire collective avant les destins individuels.
C’est de cette façon que nous voulons faire de la politique au PS.
Nationalement, comme en Eure-et-Loir.
Nous vous proposerons dans les prochains jours une réunion
de débat autours de la participation de NPS au projet des socialistes de
l’Eure-et-Loir. Ouverte à tous, elle sera le moment de débat qui nous manque
parfois au sein du Parti.
En espérant t’y rencontrer. Pour faire de 2007, une année
vraiment « utile » à la gauche et donc au pays.
L’équipe de NPS 28
14 janvier 2006
Bonne année à tous.
Le Nouveau Parti Socialiste d'Eure et Loir vous souhaite une bonne et heureuse année. Merci à tous pour vos nombreuses visites sur ce site, pour vos commentaires et j'espère que cette année 2006 sera aussi riche que 2005. Merci aussi à Nicole, la permanente de la fédération 28, qui a pris sa retraite cette semaine. Merci pour ces années de dévotion, d'abnégation et de travail pour la famille socialiste.
17 décembre 2005
Regardez en Région Centre, camarades !

Après l'échec eurélien de la synthèse, il va de soi qu'il faille l'analyser au regard de la Région Centre. Dans le Loir et Cher, la motion 5 à hauteur de 22% et ayant refusée la synthèse nationale a obtenu deux secrétariats fédéraux "Vie des sections" et "Formation des adhérents et rénovation du parti". En Indre et Loir, la motion 5 ayant elle aussi refusée la synthèse nationale et ayant obtenu quelque 25% a obtenu plusieurs secrétariats fédéraux dont "Questions internationales" et "Trésorerie". Les premiers fédéraux du 41 et du 37 ont eux eu l'intelligence politique de concrétiser une espérance citoyenne et une confiance militante en acte. Cela n'a pas été le cas en Eure et Loir. Chez nous, la direction reste droite dans ses bottes. Depuis le dernier conseil fédéral, aucune nouvelle, aucun contact. C'est nous qui avons refusé leurs belles propositions. Ce serait donc à nous de faire des efforts ? Nous ne croyons pas. La rupture n'est pas de notre fait, elle est le résultat de la confiance rompue de la part du nouveau premier fédéral et de son polit-bureau. Au vue de ce qui a été fait en Région Centre, nous espérons que la motion 1 sera en capacité de revenir sur ses propositions. On ne peut imaginer un rassemblement à gauche en 2007 en Eure et Loir si la fédération est divisée. Notre responsabilité a plus qu'été démontrée en retirant la canditature de Nicolas André. Nous attendons la même responsalité de la majorité.
06 décembre 2005
Confiance rompue.
Alors que NPS-28 voulait transformer l’essai de la synthèse nationale au niveau local , la majorité fédérale ne s’est pas montré à la hauteur de nos attentes. Tout pourtant avait bien commencé. Au lendemain du congrès du Mans, après discuter et débattu, nous avions obtenu de la part de la majorité, la reprise de notre Plan d’Action Fédéral et des postes à responsabilité à l’image du national. En contre parti, nous avions retiré la candidature de Nicolas ANDRE, motion 5. Non seulement, nous faisions preuve de responsabilités, de volonté de transcender les querelles personnelles et permettions d’aboutir à travail constructif. C’était le 21 novembre, nous attendions le conseil national et les désignations au secrétariat national pour faire part de nos exigences. Le samedi 26 novembre François Hollande nomme entre autres Barbara Romagnan à la Rénovation du Parti, Benoît Hamon au Projet Européen et Henri Emmanuelli présidera les états généraux du projet pour 2007. Ouverture aux minorités, nomination à fort caractère politique, bref, retrouverions-nous l’esprit du Mans de la part de notre nouveau premier secrétaire ?
C’est ce que nous espérions constater le lundi 28 novembre au premier Conseil fédéral. Coût de téléphone à 10h30. C’est Patrick Dubourg, le nouveau, fier d'avoir concocter lui-même le secrétariat fédéral, m'annonce que nous aurions en charge deux secrétariats, un co-secrétariat et des délégations. Sur le papier le compte est bon, je n'allais pas être déçu. Relation avec les syndicats; politique de la ville et chargé d'internet (il avait vu mon blog). Au début, j'ai ri, puis passé quelques coups de téléphone et ensuite je l'ai rappelé en lui expliquant que ce n'était pas possible et que le contrat de confiance était déjà ébréché. Nous attendions la réunion du soir pour entendre de nouvelles propositions.
A 20h, réunion des secrétaires de section afin d'établir ceux qui siègeront au CF. Un des notres (NPS) en fait parti. Bravo, Vincent...et bon courage. La réunion devait commencer à 21h mais le nouveau premier secrétaire nous indique qu'il lui faudrait préalablement une réunion de motion 1. Nous nous en profitons pour faire de même et posez nos exigences. 1- Etat généraux. 2- Nouvelles Partiques Militantes (renouveau & NTIC). Un minimun pour nous. Impossible pour eux, nous le verrons. Un demi-heure plus tard, on vient nous chercher. Début de CF, P.Dubourg parle. Annonce les membres du bureau -sa femme en fait partie, après avoir retourné sa veste au lendemain des éléctions régionales (elle a été élue sous le quotat de feu Nouveau Monde), la voici remerciée- et nomme les postes au sécrétariat fédérale pour les minoritaires.
RIEN N'A CHANGE, depuis le coup de fil du matin. Même secrétariat, même dicours. Nous échangons et demandons une suspension de séance après avoir expliqué que nous refusions les strapontins (poltique de la ville); les punching ball (relations avec les syndicats) et le travail irréalisable par la majorité (Internet). Nos exigences sont entendus, la suspension de séance permettra-t-elle que celles-ci soient entendues ?
Nouvelle demi-heure d'attente. Résultat, seul le secrétariat aux relations avec les syndicats évolue et devient le secrétariat du mouvement social (sans pouvoir renconter les autres partis de gauche et sans pouvoir renconter les asso de type ATTAC, Enérgie Citoyennes...); bref rien n'a changé. Pendant la suspension de séance, la majorité s'est encore déchiré, entre ceux pour qui nous avions déjà beaucoup trop, ceux pour qui c'était déjà bien et ceux, comme l'ancien premier fédéral, qui comprennait que nous refusions ces places. Nous avonc donc acté l'échec politique de la synthèse fédéral, le premier échec politique du nouveau premier fédéral et avons espéré que lors de l'élaboration du projet pour 2007 la confiance que nous avions porté en lui se symbolise cette fois en acte.
JOD, membre du BF.
24 novembre 2005
Vote de ce soir
Ce soir aura lieu le vote du premier secrétaire nationale, du premier fédérale et du secrétaire de section. Aucune consigne ne s'est fait connaître. Choississez en conscience l'absention ou l'appui de tel ou telle candidat. Dans la plupart de nos sections, il n'y a qu' un seul candidat, ajoutez au choix unique fédéral et national, je doute que la participation soit élévée. Néanmoins, les accords nationaux et fédéraux nous confèrent des reponsabilités importantes, il est nécessaire d'être relayer au niveau des sections, alors cher-e-s camarades, faîtes en sorte d'être représenté dans les bureaux de sections. Il en va de notre crédibilité et de notre engagemenent dans la famille socialiste. Le travail des prochains mois aura un impact conséquent sur 2007, alors essayez de convaincre, faîtes adhérer et surtout ne tomber dans la résignation tant espérée par la majorité. Nos arguments ont été repris par cette majorité et demain feront partie intégrante du patrimoine socialiste. C'est comme ça que nos idées progressent, alors continuons notre travail ensemble.
23 novembre 2005
Canard enchainé
"Sarkozy et Villepin ne s'aiment pas mais ils cohabitent. Ca nous ouvre quand même une perpespective assez large."
Ainsi Henri Emmanuelli commentait-il, à la fin du congrès socialiste,
cette fameuse synthèse générale pour laquelle il a beaucoup oeuvré.
"Comment justifier un refus quand ils (les signataires de la motion Hollande) vous cèdent tout ce vous demandez hormis le numéro de la République?, ajoutait le député des Landes. Et puis la synthèse, ce n'est pas un carmel. On peut sortir de la majorité."
22 novembre 2005
Prisme différent, combat commun.
J'ai lu les blogs de copains Béatrice Arruga, Michel Moine,
Thierry Mandon, Valerio Motta et surtout les commentaires laissés par
des camarades. Beaucoup on l'impression que les délégués ont trahis les
militants qui ont voté pour nous et que nous aurions laissé tomber
Arnaud Montebourg, comme si le périmètre de discussion établi en AG de motion et le résultat au sortir de la commission
de résolution n'avait pas été respecté.
Premièrement, il faut rappeler que sur les 40 amendements
proposés par le NPS, 35 font aujourd'hui parti de la synthèse:
Social :
Ordre public salarial et notamment l'engagement d'un
mouvement de hausse des salaires, par la négociation sociale et en cas
de carence ou d'échec, par les instruments législatifs et réglementaires; retour sur la remise en cause de la RTT et notamment révision du contingent
d'heures supplémentaires et meilleures rémunération de celles
ci; intervention de la puissance publique pour suspendre
les licenciements boursiers quand ils sont avérés; abrogation des lois
de la droite.
Mondialisation :
Remise en cause du traité OMC
Europe :
Tarif extérieur commun; exigence de traité social; remise en cause du pacte de stabilité et de croissance
et de l'indépendance de la BCE, perspective budgétaire fédérale
(emprunt, impôt européen); plan d'investissement pour les nouveaux
états membres pour harmonisation
et éviter dumping fiscal et
social; SMIC européen; rejet des directives anti-social (temps de
travail, services); défense européenne autonome de l'OTAN; rappel de la
volonté de construire l'Europe fédérale; respect du vote du 29 mai par engagement de non
ratification du TCE par un éventuel président socialiste.
Institutions :
Passage à une République nouvelle
- parlementaire (dans laquelle sont évoqués la question du Sénat, du
conseil constitutionnel, du mandat unique, de l'équilibre des pouvoirs
Parlement-Président-Gouvernement).
Si 40 de nos amendements sur 40 avaient été acceptés, nous aurions pu soupçonné la majorité. Certes, nous aurions pu aller plus loin, mais je refuse d'admettre l'idée que certains de nos responsables aient trahit notre engagement pour le renouvellement idéolique du parti. S'incrire radicalement dans une minorité, c'est refuser les responsabiltés et prouver que nous ne pourrions les assumer.
Miser sur une défaite salutaire des socialistes en 2007 pour reprendre la main dans le Parti, ce n'est pas la vocation du NPS. Le rejet de la synthèse sur une posture à la fois strictement morale (les bons contre les méchants) et idéologiquement pure (notre 6ème République ou rien) nous éloigne de nos objectifs.
CONTINUONS ENSEMBLE LE COMBAT DE REORIENTATION ET DE RENOVATION DU PARTI.
21 novembre 2005
Retrait de la candidature.
Le contexte national, l’urgence d’un rassemblement, la synthèse du congrès
et les engagements pris par P. Dubourg pour que l’organisation de la
fédération soit à l’image de l’organisation du Parti au niveau national me
conduisent à retirer ma candidature.
Avant cela une lecture attentive du plan d’action fédéral proposé reprenant
les thèmes qui nous semblent prioritaires :
-Visibilité (politique et médiatique) de la fédération;
-Communication (internet, tract, communiqué de presse);
-Formation des adhérents (université permanente décentralisée, prise de parole);
-Campagne d’adhésion (particulièrement à destination des petites sections).
sont signifiés et devront être mis en œuvre.
Cette décision a été guidée par le souci d’envoyer un message politique
clair de l’union des socialistes en Eure et Loir.
Amitiés socialistes
Nicolas ANDRE
Congrès rillette, c'est chouette!
Quand
c'est long, c'est bon. On peut presque ainsi résumer le congrès du
Mans. Des débats interminables mais passionnants. Des rillettes et du
Jasnière de chez Sevault (un bon vin blanc Sarthois). Et pour
terminer la sainte thèse. J'ai lu la presse, j'ai comparé les blogs de
camarades et j'ai regardé quelques débats télévisés avant de rédiger ce
post. Il me fallait ce recul nécessaire pour comprendre ce qui venait
de se passer.
Arrivé vendredi soir, je n'ai pas pu assister au
débat ni à notre AG de motion... J'étais un peu déçu d'avoir manqué
cela mais j'étais surtout fatigué par des semaines de débat
contradictoire, d'aller-retour en Eure et Loir, de rédactions
d'argumentaires... Samedi matin, les couloirs sont pleins, la pleinière
aussi. Les intervenants s'enchainent à la tribune. Benoît Hamon a le
droit à une standing ovation quand il conclue qu'à la sortie
du congrès les socialistes ne devront plus dire "je, je, je..." mais
"nous les socialistes". Dans les allées, les pour minoritaires, les contre
majoritaires et inversement débattent sur la synthèse. Tout tourne
autour de celle-ci. L'assemblée Générale de la motion 5 n'échappent pas
à la règle. Après de longs échanges où responsables, délégué-és,
militant-es, nous avons acté le périmètre de la discussion avec
la majorité. Il ne s'agissait pas pour notre part d'aller à la synthèse
pour la synthèse, ni par principe de la refuser.
Il était question d'entrer dans un processus de discussion avec la
majorité sur le fond, avec ce périmètre de discussion,
et pour nous l'importance donnée à la question européenne et à celle de
l'ordre public salarial. L'objectif de la discussion si elle
aboutissait, était d'engranger des victoires politiques qui entrent
dans le patrimoine commun du PS, et pas seulement de sauvegarder
"l'identité" du NPS.
Tarif
extérieur commun, analyse du 29 mai, intervention de la puissance
public en cas de licenciement boursier et de négociation salariale,
payement des heures suplémentaires, garantie des conventions
collectives aux sous-traitants, république nouvelle d'organisation
parlementaire, République fédérale européenne, les positions adoptées
constituent une avancée vers une véritable rénovation du PS, et
augurent d'une capacité plus grande à s'adresser au pays et à notre
base sociale.
Lors du vote à la commission de résolution, parmi
les 25 délégués NPS, cinq se sont abstenus. En Eure et Loir, la
situtation politique (et l'image médiatique que nous montrerions)
mérite de notre part une prise de responsabilité. Cette prise de
responsabilité ne peut pas se faire par un arrangement de couloir et
par une distribution des secrétariats fédéraux. Demain, Nicolas ANDRE
devait rencontrer Patrick DUBOURG (le candidat de la motion 1) afin de
mettre sous pli leur Plan d'Action Fédéral (PAF) respectif. Le mandat
que nous avions donné à Nicolas pour ce travail doit changer. La
synthèse du Mans l'exige. Afin de ne pas entacher notre role rénovateur
au sein du Parti Socialiste, afin de ne pas passer pour les diviseurs
et afin de nous permettre de monter l'efficacité de notre travail à des
postes de responsabilités, nous devons, aussi en Eure et Loir, donner
une chance au rassemblement, à la synthèse. Evidemment, cette synthèse
se fera sur les bases politiques de notre PAF.
Enfin
NPS demeure. Notre courant ne disparaît pas avec la synthèse. Il est
clair que s’il a voté la synthèse, il poursuit tous ses combats et
prioritairement ceux qui ne figurent pas dans la synthèse (6ème République en tête).
Jérôme-Olivier DELB
Mandataire fédéral.
11 novembre 2005
Lettre d'Henri Emmanuelli, Arnaud Montebourg, Vincent Peillon et Benoît Hamon
Chers camarades,
Avant toutes choses nous remercions toutes et tous les camarades pour le travail qui a été réalisé dans ces dernières semaines en vue de la préparation du Congrès.
Dans la phase actuelle, trois consignes doivent s’imposer à nous :
Tout d’abord, face aux informations relayées par les médias, il est important de rappeler que la question de la synthèse n’est pas posée. Elle sera débattue collectivement lorsque le moment sera venu.
Enfin s’agissant des résultats la prudence reste de mise. Il parait difficile d’avoir un avis définitif tant que nous ne possédons pas l’ensemble des résultats : le Pas de Calais ou encore l’Hérault donnent des fourchettes très fluctuantes. Il s’agit tout de même de 17 000 militants. A l’écoute d’annonces contradictoires il est urgent d’attendre d’une part que les scores se stabilisent et d’autre part que certaines questions qui paraissent poser problème soient clarifiées.
Amitiés socialistes,
Henri Emmanuelli, Arnaud Montebourg, Vincent Peillon, Benoît Hamon


